« Dans ce roman, on trouve des bonheurs d’écriture à n’en plus finir »

Le Dauphiné Libéré 

 

Une restitution saisissante de nos racines, de l'odeur de la terre, des rides d'un visage, de l'aspect changeant de la neige… En quelque sorte l'écrit du cœur..

Le Dauphiné Libéré

 

 

« Un livre admirable, brillant et passionnant qui parle avec émotion d'une période noire de notre histoire ? »

France Info

 

Il y a du Giono, il y a du Ramuz dans cette écriture exigeante, dans cette langue rigoureuse.

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Toulouse-Lautrec, l'albigeois

Son nom évoque la Goulue, Jane Avril ou Le Moulin Rouge. Pourtant, Toulouse-Lautrec le peintre de la vie parisienne, était un Tarnais, né à Albi.

Né en 1864 dans l'hôtel familial du Bosc, le jeune Henri vit son enfance à l'ombre de la cathédrale Sainte-Cécile et reçoit une éducation digne de tous les futurs comtes de Toulouse-Lautrec ; ces puissants seigneurs de la région depuis le XIIème siècle. Mais l'hérédité consanguine est lourde. Elle se rappelle à lui à l'adolescence avec la fracture de ses deux tibias. Désormais, ses jambes ne grandiront plus. Sa vie va en être totalement transformée.

Faire vrai
Le lycéen plus habile aux caricatures qu'aux déclinaisons latines se tourne alors résolument vers le dessin. N'en déplaise à sa famille, il sera artiste et part pour Paris, fait ses premières armes dans l'atelier de Bonnat puis de Cormon s'affranchissant peu à peu de l'académisme. Du Mirliton d'Aristide Bruant au Moulin de la Galette, sa table est réservée dans tous les cabarets montmartrois. Là, il expose ses premières toiles et surtout puise dans l'éphémère de la vie nocturne les scènes qu'il va fixer à tout jamais.
D'emblée, sa première affiche pour le Moulin Rouge parle au cœur du public tandis que les critiques rejettent cette composition insolite où la crudité des visages frise la provocation. Filles de joie, bals populaires, acteurs de la nuit deviennent ses modèles favoris. Ils les croquent sans concession aimant à répliquer à ses détracteurs : « Je ne veux pas faire beau, je veux faire vrai. » Et, à coup de scandales, sa réputation s'installe enfin. Elle franchit même nos frontières si bien que du haut de son mètre cinquante-deux, le petit homme parcourt l'Europe n'abandonnant pas pour autant sa vie de vagabond, tantôt hébergé dans une maison close tantôt chez un ami.
Revers de la médaille, cette volonté de se colleter avec la réalité est tellement sienne qu'il use et abuse de tous les plaisirs, surtout de l'alcool. Les cures de désintoxication n'y feront rien. Il sombre dans un délire de persécution et s'éteint à l'âge de 36 ans au château de Malmoré avec à son actif au moins 400 estampes et 31 affiches sans parler des centaines de toiles et lithographies. Car, jusqu'à son ultime souffle, le peintre a gardé le trait juste. Comme en témoignent au Palais de la Berbie les œuvres de Toulouse-Lautrec léguées par sa mère à la ville d'Albi.