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La Nature
C’est dans mon enfance, dans une maison en lisière de foret où j’ai été élevé que sont nés les sujets et les personnages de mes romans. Je les compare à des fruits anciens, sagement déposés sur des claies, attendant que je revienne les voir et m’y intéresse de nouveau. Ces gens simples, ces petits métiers, cette vie de tendresse et de drames, cette nature ont été mon quotidien. Et je suis persuadé que j’y ai beaucoup plus appris plus que durant la suite de ma vie. |
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Les hommes
Partout où la vie est dure, l’enveloppe des hommes est à son image. Mais l’intérieur compte bien davantage. Les gestes, les paroles retenues, les dos qui se voûtent, les confidences que l’on ne fait pas et que seuls trahissent les plis d’un front ou le plissement d’un regard m’ont toujours beaucoup parlé. J’aime regarder dans les intérieurs des maisons, des granges ou du passé humain. On y voit des recoins pleins de poussière, on y entend aussi les ritournelles mécaniques des Noël d’avant. |
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Les métiers d'autrefois
En montagne, comme dans toutes les régions à fortes traditions, n’y a pas un atelier ou un coin d’établi où ne palpite encore quelque chose sur le point de disparaître. La vie ne doit pas être un musée, ni le savoir un catalogue. Mais il y a tant à regarder, à comprendre, à interpréter de ce passé qu’une vie ne peut y suffire. À travers mes romans, j’essaie de redonner un sens à ce qui n’est plus, tout en offrant aux détenteurs de ces savoirs un supplément de vie bien mérité. |
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