Une restitution saisissante de nos racines, de l'odeur de la terre, des rides d'un visage, de l'aspect changeant de la neige… En quelque sorte l'écrit du cœur..

Le Dauphiné Libéré

 

« Un livre admirable, brillant et passionnant qui parle avec émotion d'une période noire de notre histoire ? »

France Info

 

Il y a du Giono, il y a du Ramuz dans cette écriture exigeante, dans cette langue rigoureuse.

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À partir de faits divers, d'histoires racontées, de lieux parcourus, de rencontres improvisées, l'auteur sait à merveille nous plonger dans un univers tout à la fois mystérieux et attirant.

Le Dauphiné Libéré
en deux mots feuilleton romans
 
nouvelles
 
abecedaires
 
     

 

Patrick Breuzé, la passion des mots
 

Après une vingtaine d'années passées à Paris, j'ai décidé il y a treize ans de rompre avec la vie parisienne pour venir avec ma famille m'installer en Haute-Savoie, tout en poursuivant mon métier de journaliste indépendant. Retour aux sources ont dit certains. Pas du tout. Ou alors il ne s'agit pas des mêmes sources puisque je suis d'origine bretonne, morbihannaise très précisément. On m'avait prédit des débuts laborieux sur les terres de Savoie : « Les Savoyards sont secrets, renfermés, difficiles d'accès… ». C'est vrai mais pas plus les Bretons. Nous avons en c ommun de défendre des valeurs et n'entendons pas que l'on vienne nous expliquer comment le faire. C'est sans doute pourquoi je me suis aussi bien entendu avec les Hauts Savoyards, sans avoir à faire d'efforts mais en respectant l'autre pour ce qu'il sait et ce qu'il est ». Ces points communs : l'attachement à la terre, aux silences, aux petites et aux grandes misères de la vie, c'est ce qui nous a rapproché aussi vite, j'en suis aujourd'hui intimement convaincu.

Au fil des rencontres et des discussions, j'ai découvert que beaucoup d'histoires, d'expressions et de gestes d'avant étaient sur le point de disparaître. Au début, j'ai écouté, puis j'ai noté et plus tard j'ai décidé de consacrer un peu de mon temps à faire revivre ce patrimoine menacé. En parcourant les vallées, et les villages, en m'arrêtant dans les fermes et les bistrots, j'ai appris à écouter et à aimer ces histoires.

Pour aller plus loin encore, j'ai créé à Samoëns, le village où je vis, un atelier d'écriture ouvert à tous ceux qui n'osaient écrire par peur du jugement ou des difficultés. Tout cela s'est fait sans ambition démesurée, seulement l'envie d'être bien entre gens qui aiment les mots à la manière de Raymond Queneau avec l'Oulipo… Cet atelier a rencontré un succès immédiat, preuve que tout le monde peut trouver plaisir dans l'écriture.