Mon enfance, je l’ai passée dans une maison en lisière de forêt. C’est sans doute pourquoi, à l’époque, je ne me voyais pas d’autres destinées que de devenir bûcheron ou forestier. Des hommes avec qui j’avais déjà passé la majeure partie de mes jeudis et de mes vacances scolaires.
Après un bac littéraire, je me suis inscrit en Droit sans trop savoir pourquoi. Le droit ne me passionnait pas et moins encore la rigueur nécessaire pour briller dans ces études. Ce fut donc avec plaisir que je m’en suis échappé pour entreprendre des études à l’Ecole Supérieure de Journalisme puis à l’Institut Pratique de Journalisme à Paris. Une révélation pour moi qui accordais déjà une immense importance aux mots et qui ai découvert qu’ils représentaient une matière modelable à l’infini, sensible et vivante.
Tout naturellement, j’ai donc débuté dans la presse écrite : hebdomadaire d’abord à Versailles où j’habitais à l’époque, puis dans un quotidien à Orléans. Et puis le hasard des rencontres m’a conduit dans la presse hebdomadaire parisienne avec une prédilection pour le domaine scientifique et médical. Moi qui n’avais jamais suivi un cours de sciences naturelles, de chimie ou de physique sans m’ennuyer, je me suis pris d’intérêt pour les sciences de la vie. Et aujourd’hui encore, j’écris pour plusieurs revues scientifiques et médicales.
|