« Dans ce roman, on trouve des bonheurs d’écriture à n’en plus finir »

Le Dauphiné Libéré 

 

Une restitution saisissante de nos racines, de l'odeur de la terre, des rides d'un visage, de l'aspect changeant de la neige… En quelque sorte l'écrit du cœur..

Le Dauphiné Libéré

 

 

« Un livre admirable, brillant et passionnant qui parle avec émotion d'une période noire de notre histoire ? »

France Info

 

Il y a du Giono, il y a du Ramuz dans cette écriture exigeante, dans cette langue rigoureuse.

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Huguette LUU DUC - Jean-Claude GERBER - Bernardine DESCHAMPS

Hommage à Bernardine DESCHAMPS

Par son prénom déjà on la remarquait. Par son physique aussi fait de présence et d’élégance. Un regard enfin, qui charmait les plus rebels une sorte d’envie de parler sans prononcer de mots. Telle était Bernardine Deschamps.
Bien sûr à l’APR tout le monde savait sa maladie, ses longues séances de traitement, sa fatigue aussi. Tout le monde admirait le courage d’une femme qui combattait pied à pied l’avancée du mal avec dignité et pudeur. À presque 51 ans Bernardine Deschamps quitte la vie, ses enfants Alexandre et Julien et son mari Gérard pharmacien comme elle à Hallencourt dans la Somme. Entrée en 1986 à l’APR à l’Assemblée Générale de Rodez, elle avait su mener de front sa vie de mère, de femme, de pharmacien, de membre du conseil d’administration et de délégué APR. Jamais elle n’a manqué une Assemblée Générale, rarement un Congrès. Là-bas dans le Nord, elle défendait avec la même âpreté les valeurs pour elle indiscutables de l’exercice rural, comme l’avait fait cinquante ans plus tôt Edmond Defort. Ses mêmes valeurs de compétence, d’amitié, de respect et de fidélité qui l’unissaient à ses amis comme elle diplômés de la Faculté de Pharmacie d’Amiens.
Entrée à l’APR sous le Président Brehant, elle aura travaillé avec la même loyauté avec tous ceux qui ont eu en charge les destinées de l’Association. D’un mot, elle encourageait, d’un regard elle dénonçait. Et quand plus rien n’allait, quand les attaques envers le monde rural où la pharmacie dépassait l’admissible, elle disait d’un trait sa colère. Le regard restait doux, mais les joues s’enflammaient. Il est des personnes dont la présence demeure, ce sera le cas pour Bernardine Deschamps. Il faudra pourtant s’habituer à son absence, à ne plus entendre ses fous rires, ni ses éclats de voix. Il faudra s’habituer mais ne rien oublier.

Patrick Breuzé