« Dans ce roman, on trouve des bonheurs d’écriture à n’en plus finir »

Le Dauphiné Libéré 

 

Une restitution saisissante de nos racines, de l'odeur de la terre, des rides d'un visage, de l'aspect changeant de la neige… En quelque sorte l'écrit du cœur..

Le Dauphiné Libéré

 

 

« Un livre admirable, brillant et passionnant qui parle avec émotion d'une période noire de notre histoire ? »

France Info

 

Il y a du Giono, il y a du Ramuz dans cette écriture exigeante, dans cette langue rigoureuse.

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Sur les chemins de Saint-Jacques

L’un des meilleurs moyens de sillonner l’Est de la Charente-Maritime consiste à mettre ses pas dans ceux de Saint-Jacques-de-Compostelle. L’art roman est alors au rendez-vous.

Départ Aulnay. Aux confins des anciennes provinces du Poitou et de la Saintonge, l’église Saint-Pierre dessine ses lignes pures et ses voussures finement sculptées. Solitaire dans le cadre mélancolique de son vieux cimetière, elle veille sur des tombes en forme de sarcophages et une croix hosannière du XVème siècle. A deux pas, l’ambiance est beaucoup plus animée. C’est Saint-Jean-d’Angély. Dans son lacis de ruelles, des maisons à pans de bois arborent leurs colombages tandis que des hôtels XVIII et XIXème siècles rappellent la prospérité des anciens négociants en Cognac. Mais, le pôle d’attraction de la cité reste l’Abbaye royale. Fondée en 817 pour abriter le supposé crâne de Saint Jean-Baptiste rapporté d'Orient, elle vit son rayonnement anéanti par la puissance huguenote. La relique disparut ainsi dans les flammes, emportant son secret. Les moines se sont alors attelés à la reconstruction de l'abbaye sans, toutefois, achever leur ambitieux projet comme en témoignent les deux tours de la façade.
Puis, la route se poursuit vers Saintes. Elle aussi a subi bien des vicissitudes durant les guerres de Religion. Pourtant, son passé est toujours présent. Il remonte même aux Romains avec des arènes contenant jusqu’à 20 000 spectateurs ou l’arc de Germanicus qui s’ouvre sur la vieille ville. Plus tard, fervente catholique, Saintes a laissé libre cours à sa longue tradition de l’art de la pierre. Saint-Eutrope fut ainsi bâtie pour faire office de monastère et de lieu de pèlerinage. Quant à l’Abbaye aux Dames, elle éduqua des générations de jeunes filles nobles dont une certaine Athénaïs de Rochechouart, future marquise de Montespan.

De Bernard Palissy à Pierre Loti
Etape jacquaire majeure, Saintes est au cœur du patrimoine roman saintongeais. Sablonceaux, Chermignac, Annepont, Meursac … chaque village illustre une époque allant de la sobriété toute cistercienne aux ornements dits baroques annonçant le gothique. Mais, parcourir les 125 km de cette Via Turonensis balisés par la fameuse coquille offre aussi l’occasion de plonger dans d’autres univers comme celui des potiers aux alentours de l’abbaye de Fontdouce. Ici, Bernard Palissy se livra à ses recherches sur les émaux. Parfois, c’est un château qui attire l’attention. A la Roche-Courbon, une façade Renaissance se mire dans un bassin entouré de terrasses fleuries. Une demeure digne de la Belle au bois dormant, selon Pierre Loti. Autre conte de fées : un château, hier en ruine près de Lonzac, a été remonté pierre par pierre à Pons pour devenir le décor d’un immense jeu d’énigmes. Encore une façon de découvrir les mystères de la région.